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La danse moderne dans tous ses états

par Yves Bourgade

Festival d’automne à Paris 2019

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Michel Guy, secrétaire d’Etat à la Culture injustement oublié, fonda le Festival d’Automne à Paris dont la 48éme édition (toujours pluridisciplinaire et internationale) a commencé le 10 septembre pour se dérouler jusqu’au 31 décembre 2019, avec entre autres un programme consacré aux tendances les plus diverses de la danse contemporaine qu’a toujours soutenues ce ministre esthète.
Treize chorégraphes vivants français et étrangers ont été retenus et une dizaine de manifestations s’efforceront de brosser un « portrait » fidèle du chorégraphe américain Merce Cunningham, pour le centenaire de sa naissance. Cunningham était présent d’ailleurs sur l’affiche du 1er Festival d’Automne à Paris et fut convié régulièrement jusqu’en 2009. N’était-il pas un partisan d’un dialogue fécond de la danse avec la musique, les arts plastiques et le cinéma, donc pluridisciplinaire, en France comme le festival ? (Voir l’article du 24 mars 2019 sur Webtheatre consacré au centenaire de Cunningham).
Boris Charmatz a lancé le programme danse du festival 2019 au Théâtre de la Ville à Paris, avant Nanterre et Saint-Ouen en novembre, avec Infini (créé au festival Montpellier danse 2019) : les interprètes dansent tout en comptant à l’endroit, à l’envers, en solitaire ou à l’unisson pour marquer la mesure ou défier le temps, ce qui donne une danse moléculaire, « un puzzle brisé qui se diffracte, se disperse, se condense, sans jamais cesser de muter ».
Jusqu’au 21 septembre au Centre Georges Pompidou, avant Bobigny en novembre, en solitaire, Steven Cohen, avec Put your heart under Your feet ….and Walk , continue à faire de son corps métamorphosé un manifeste esthétique et poétique : aidé de gigantesques béquilles il cherche son équilibre après la disparition de son compagnon et partenaire de scène.
Jérôme Bel sera présent avec deux pièces, l’une sa 20eme, c’est Rétrospective, une vidéo-critique récapitulant sa production antérieure (Théâtre des Abbesses fin septembre et Aubervilliers à la mi-octobre) et Isadora Duncan, un portrait dansé de la fameuse américaine pour Elisabeth Schwartz (Centre George Pompidou début octobre et Aubervilliers fin novembre).
Xavier Le Roy, dans Le sacre du printemps se penche sur le gestique du chef d’orchestre dont il fait une danse à part entière (Centre Georges Pompidou deuxième quinzaine de novembre).
Avec L’Américain William Forsythe , le festival convie des chorégraphes venus d’autres horizons géographiques. Dans A quiet evening of dance il met à nue la mécanique de son travail, entre précision analytique et contrepoint baroque (Chatelet début novembre). Auparavant, seront présentées les récentes créations de Gisèle Vienne (dès fin septembre), Marco Berrettini, Latifa Laâbissi, Marcelo Evelin et après Forsythe sont attendus, Wen Hui et Jana Svoboda, Mette Ingvartsen et Volmir Cordeiro.

Renseignements et réservation par téléphone au 33 1 53 45, 17 17 du lundi au vendredi de 12h à 19h et le samedi de 14h à 18h

Photo de Laurent Philippe : « Sound dance » de Cunningham par le Ballet de Lorraine.
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