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Critiques / Danse

La Sào Paulo Dance Company

par Yves Bourgade

Une virtuosité créative façon brésilienne

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« Une jeune compagnie ultra-dynamique à la technique irréprochable » est l’argument de vente qu’a utilisé le Théâtre national de la danse de Chaillot à Paris, pour intéresser le public a la venue de la Sào Paulo Dance Company.
Il faut admettre que la formule correspond à la réalité et que le public parisien n’a pas ménagé ses applaudissements à cette troupe constituée en janvier 2008. On se réjouit d’apprendre que la saison prochaine elle reviendra en tournée en France.
Ses danseurs à la plastique racée se donnent pleinement dans leurs interprétations et effectivement, comme il est annoncé, « conjuguent à une fluidité et à un swing brésilien les vocabulaires de la danse internationale ».
Chez les femmes par exemple les pointes sont fermes et les hommes peuvent se lancer dans des parcours circulaires de manèges qui sont impeccables. Cette technicité des danseurs leur permet d’aborder les esthétiques classiques et néo-classiques aussi bien que contemporaines, Petipa, Fokine, Kylian, Forsythe etc... Ils ont à leur actif 32 créations et 24 pièces de répertoire.
Le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo à créé la Sào Paulo Dance Company dont il a confié la direction artistique à la Brésilienne Inês Bogéa, une ancienne danseuse de l’exubérant Belo Horizonte Grupo Corpo, également écrivaine et réalisatrice de documentaires sur la danse.
Pour la venue à Paris de la troupe, il y avait à l’affiche trois pièces : deux par les Allemands Uwe Scholz et Marco Goecke et une troisième qui est une commande à la Française Joëlle Bouvier.
Cette dernière, sur un montage de musiques de Villa-Lobos, de Bach et de chants interprétés par Maria Bethânia, a signé Odisseia », une série d’envoutantes variations dansées sur le changement, la transition, le départ et l’espoir d’une vie meilleure plus fraternelle. Au total par 14 danseurs, 37 minutes de danse pieds nus.
Sur la berceuse et le final de L’oiseau de feu de Stravinsky, Marco Goecke à imaginé, avec comme titre « L’oiseau de feu, pas de deux », un duo de huit minutes, très convainquant, entre deux silhouettes symboliques dans lesquelles on peut voir, (pourquoi pas ?) un oiseau dansant et un humain qui vole.
A partir de la technique classique maîtrisée par les danseurs sur la « Suite pour deux pianos opus 17 » de Rachmaninov, Uwe Scholz a imaginé un ballet de 21 minutes au titre éponyme d’une élégante et irrésistible musicalité, avec en fond de plateau la projection d’œuvres de Kandinsky.

En tournée en France, en décembre 2019 au Festival de danse de Cannes et en mars 2020 dans d’autres villes

Photo « Odisseia » © Clarissa Lambert
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