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Opéra de Paris

par Yves Bourgade

Le dynamisme de l’Ecole de danse

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L’Ecole de danse de l’Opéra de Paris a présenté au Palais Garnier, en avril 2022, son spectacle annuel et a fait salle comble au cours des quatre représentations prévues. Il aurait pu être donné davantage de fois, car il mériterait d’être vu par davantage de spectateurs, tant est une réussite cette institution créé par la Roi Soleil, lui-même excellent danseur.
La composition du spectacle témoigne de la variété de l’enseignement de l’Ecole. Les élèves dansent tour à tour un ballet à histoire, un ballet typique du style classique et une création d’un chorégraphe contemporain.
Depuis 1977, première année du spectacle annuel de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, cette dernière s’est constituée un répertoire d’une soixantaine d’œuvres (ballets remontés pour l’Ecole ou créés pour elle). C’est dire que ne sont concernés principalement que des danseurs capables de variations et qui s’apprêtent à se présenter au concours d’entrée dans le Ballet de l’Opéra de Paris.
Cette année a été remontée « La Somnambule », ballet du russo-américain Georg Balanchine, créé en 1946 et au répertoire de l’Ecole depuis 1994, sur des thèmes empruntés aux opéras de Bellini, dans des décors d’André Delfau, un mélange de toiles peintes et de structures solides. Y est mis en scène, dans le parc d’un château, un bal mystérieux nocturne où la pantomime tient un rôle important. Six ans d’enseignement de la danse classique enrichi par des participations à des classes, notamment de mime, d’adage, de caractère, de folklore, etc… trouvent leur plein épanouissement dans l’interprétation des élèves. C’est notamment le cas d’une des interprètes du personnage de la somnambule - Anastasia Gallon qui parcourt le plateau sur pointes pendant pas loin de cinq minutes, une bougie à la main et parfois, un voile sur la tête.
Point de décor ni d’accessoire, pour « Variations », une chorégraphie de la française Violette Verdy, ancienne directrice de la danse de l’Opéra de Paris : sur un plateau nu, une pianiste et huit danseurs qui multiplient les apparitions en formations diverses de deux à huit sur les « Variations sur un thème de Paganini ». L’important est, dans cette pièce, la musicalité qui était bien au rendez-vous.
Avec « Symphonie en trois mouvements » de Stravinsky, réglé pour l’Ecole en 2008, par le Néerlandais Nils Christie, on est plongé dans un univers abstrait : une quinzaine d’élèves, ont donné, notamment, l’impression, dans les ensembles, d’être concernés par le contexte angoissant de la Seconde guerre mondiale, qui a motivé le compositeur et qu’a voulu représenter le chorégraphe.

Photo David Elofer .

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