Paris – Théâtre du Châtelet jusqu’au 30 juin 2011
Il Postino de Daniel Catan
Eloges de la poésie et de la liberté : Placido Domingo incarne Pablo Neruda
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- 18 juin 2011
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- Opéra & Classique
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Du roman au cinéma, du cinéma à l’opéra : il y a trois ans Jean-Luc Choplin inaugurait le transfert avec la création en France de The Fly mis en musique par Howard Show et en scène par David Cronenberg d’après son propre film. Une coproduction avec l’Opéra de Los Angeles dont le ténor Placido Domingo est le patron. Dans la fosse c’est lui qui dirigeait l’orchestre philharmonique de Radio France (voir webthea du 6 juillet 2008).
Il revient au Châtelet, toujours en coproduction avec Los Angeles, mais cette fois c’est la scène qu’il occupe pour incarner l’immense poète chilien Pablo Neruda. Il est le héros d’ Il Postino, adaptation musicale et scénique du célèbre film que Michael Radford a lui-même tiré d’un court roman de Antonio Skarmeta qui raconte la rencontre (fictive) entre le poète engagé et son facteur. Daniel Catan, compositeur mexicain, disparu en avril 2011 à l’âge de 62 ans, il y a tout juste un an, en a composé la musique. Il ne sera pas présent à la première parisienne mais il a pu assister à la création de son opéra ultime à Los Angeles en septembre 2010. Tournant le dos et ses notes aux habitudes qui, dans les premiers rôles d’un ouvrage lyrique, mettent en balance un ténor et un baryton, Catan a voulu que les deux improbables amis aient la même tessiture de ténor. Domingo donc pour l’alliéde Salvador Allende, et, pour le rôle titre de Mario, le facteur, l’américain Charles Castronovo (en alternance avec l’italien Antonio Coriano).
Il était une fois Neruda, un poète chilien exilé pour raisons politiques sur une île du sud de l’Italie. Il y fait la connaissance d’un pêcheur devenu facteur par la passion des mots et qui rêve de devenir poète pour chanter son amour pour Beatrice… Les deux hommes deviennent amis. La dictature de Pinochet s’installe au Chili dictant ses lois. Les vies son chamboulées… Mise en scène du brésilien Ron Daniels, une célébrité outre Atlantique dont ce seront les débuts parisiens, direction musicale de Jean-Yves Ossonce à la tête de l’orchestre symphonique de Navarre.
Théâtre du Châtelet, les 20, 24, 27 & 30 juin à 20h
01 40 28 28 40 – www.chatelet-theatre.com
Crédits photos : Théâtre du Châtelet



