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Billets d’humeur / Jacky Viallon

Etude philologique sur le concept de l’Ecornifleur-Grapillebec

par Jacky Viallon

La vérité sur l’origine du langage.

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Aujourd’hui étude philologique sur le mot composé nouveau : L’Ecornifleur-Grapillebec

Quelques mots seulement, insidieusement distillés par une sorte de conscience collective souterraine, conduiraient et induiraient nos actes quotidiens.
L’Académie Générale aidée de l’Institut de Psychiatrie très appliquée vient de donner une définition aux mots parasites qui s’accrochent à l’échelle 4 de nos neurones pensionnaires (Les neurones sociétaires étant cycliquement de sortie pour rééducation fonctionnelle.). Cette définition et appellation générique sont ainsi dénommées par le vocable composé suivant : « Ecornifleur-Grapillebec » Les deux institutions - l’Académie et l’Institut- n’ayant pas su se mettre d’accord sur le choix entre les deux mots, les a donc accolés.
Donc, dans la tendance de l’expression Ecornifleurs-Grapillebecs* nous attarderont aujourd’hui sur des mots très inducteurs tel que : « dépassement » ou « dépasser ».
Avez-vous remarqué la fréquence à laquelle vous les utilisiez : Dès la petite enfance on commence par vous demander de « dépasser » vos congénères, plus tard quand vous devez vous attarder sur la mécanique du corps, on vous menace de « dépassement » d’honoraires, un peu plus loin, vous êtes en « dépassement » de parcmètre. Et toujours dans l’univers de votre bonne ou mauvaise conduite vous serez en « dépassement » de vitesse ou de ligne blanche. Même vos yaourts vous dansent sous le nez pour vous narguer à l’aide d’une date de péremption dite « dépassée ». Sans compter les reproches anonymes qui vous sont sournoisement adressés quant au « dépassement » de votre taux d’endettement ou celui du débit et du crédit qui se chevauchent, s’inversent et pirouettent.
Et aujourd’hui, si vous voulez trouver un havre de paix dans votre travail, on vous dira que vous avez « dépassé » le budget et que dans vos rapports amicaux vous « dépassez » les bornes.
Bref ou que vous alliez et quoi que vous fassiez vous êtes « dépassé » par les événements, cerné, surveillé, par l’Ecornifleur-Grapillebec.

Quant à moi je m’en arrête là car je ne veux pas DEPASSER la page…

*Nota Benêt : À noter que les deux mots sont au pluriel. Les deux autorités n’ayant encore pas trouvées d’accord ont décidé unanimement de les mettre au singulier les jours pairs et au pluriel les jours impairs. Ce qui nous rappelle les stationnements alternés d’autrefois.

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