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Disparition de Raymonde Temkine

par Jean Chollet

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Critique dramatique durant une quarantaine d’années après avoir enseigné la littérature française, Raymonde Temkine est décédée le 15 février 2010 à Paris. Elle était âgée de quatre-vingt dix neuf ans. Collaboratrice de nombreuses publications, La Pensée, Acteurs, Révolution, Combat, La Quinzaine littéraire, l’Encyclopaedia Universalis …, elle a assuré la chronique dramatique de la Revue Europe jusqu’en 2004. Durant toute cette période, son regard attentif, curieux et généreux, porté sur la création dramatique sans esprit de chapelle, aura contribué à accompagner ou révéler bon nombre de créateurs, dont certains lui doivent une bonne part de leur reconnaissance artistique. Toujours dans une ouverture d’esprit qui répondait à l’exercice de sa pratique, dont elle éclairait la fonction en introduction de l’un de ses ouvrages : “ Quand je parle du théâtre, j’ai toujours en pensée la représentation théâtrale. Il est dans la nature de la représentation théâtrale d’être éphémère. Le critique seul en parle au présent. Il est le témoin, le contemporain authentique, dont l’écrit préserve la spécificité de chaque spectacle au moment même de son accomplissement.” En complément de ses chroniques critiques, Raymonde Temkine, a écrit plusieurs livres : après L’Entreprise Théâtre (Editions Cujas, 1967), l’un fut consacré au metteur en scène et théoricien polonais, Jerzy Grotowski (La Cité 1970), dont elle contribua largement à la découverte en France, puis Mettre en scène au présent (La Cité – L’Age d’Homme La Cité, 1977), Le Théâtre au présent, en deux tomes composés de certaines de ses critiques sur plusieurs années ( La Cité - L’Age d’ Homme, 1977 et 1980) et Le Théâtre en l’Etat (éditions Théâtrales, 1992). Des ouvrages qui contribuent à la mémoire et à la transmission de l’art théâtral auquel Raymonde Temkine fut profondément attachée et qu’elle servit avec talent.
Chevalier de la Légion d’Honneur, élevée au grade de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres en 2005, elle était vice-présidente du Syndicat Professionnel de la Critique de Théâtre de Musique et de Danse, dont elle fut une personnalité marquante et appréciée.

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