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Chantiers d’Europe 2013

par Jean Chollet

Lisbonne à Paris

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Pour sa 4ème édition, ce nouveau rendez-vous européen, initié et animé par le Théâtre de Ville, est placé “sous le signe du pacte d’amitié qui relie Paris et Lisbonne ” comme l’évoque Emmanuel Demarcy-Mota. Il célèbre la jeune création portugaise en invitant une soixantaine d’artistes issus de plusieurs disciplines. Du 3 au 28 juin, treize lieux parisiens partenaires accueillent une programmation diversifiée à même de refléter les tendances et les orientations des formes d’expressions artistiques d’un pays européen, dont la richesse culturelle reste – en dehors que quelques grandes figures – trop méconnue du public français.

L’ouverture se fera en musique avec un concert de fado, interprété par la chanteuse Carminho, rénovatrice d’un genre musical rendu célèbre dans le monde entier dans la seconde moitié du XXe siècle par la grande Amália Rodrigues. Suivront deux autres concerts. L’un avec la voix singulière et troublante de Lula Pena, l’autre avec Misia interprète de textes poétiques et de chansons revisitées. En clôture de ce volet musical, Christian Olivier, animateur du groupe “Têtes raides”, mélangeant les genres de musique et les rythmes, poursuit une relation avec la littérature consacrée cette fois à Fernando Pessoa.

Pour le théâtre, cinq spectacles proposés. Catabrisa (Girouette) récit imaginaire de Eugénio Roda, mis en scène par Joana Providência, associe images, objets, ombres et lumières, pour une traversée fantastique à même de faire rêver petits (dès six ans) et grands. Wat I heard about the world, (Qu’est qu’un fait ?) résulte de la rencontre entre la compagnie portugaise de Mala Voadora et du collectif anglais Third Angel pour raconter des histoires en utilisant la vidéo et la photographie. Une “ Carte blanche ” est offerte au Teatro Praga, collectif fondé en 1995 à Lisbonne en constante recherche pour repousser les limites du théâtre, qui présente deux spectacles Eurovision et Discotheater accompagnés de débat et lecture. Trois doigts sous le genou, réalisation de Tiago Rodrigues d’après des archives attestant de la censure appliquée au théâtre sous la dictature de Salazar. A Virgem doida, (La Vierge folle) reprise du singulier voyage corporel de Mónica Calle traversé par les mots d’Arthur Rimbaud.

En danse, A gesture that is nothing but a threat, par le duo de chorégraphes novateurs Sofia Dias/Victor Roriz, deux soirées proposées par le Collectif Bomba suicida, avec un solo de Marlene Monteiro Freitas, Guintche, deux créations de Tania Carvalho, déjà découverte en France, The recoil of words et Sincopa, tandis que Luis Guerra puise dans l’imaginaire pour 3 interludes et le Galop du nez sur la musique de Chostakovitch et associe dessins et figurines pour La Première Danse d’Urizen, personnage issu de la mythologie de William Blake. Autour de ces spectacles, des performances réalisées par six créateurs portugais, des lectures, dont une consacrée au grand écrivain Antonio Lobo Antunes, des rencontres - des débats, des projections de vidéos d’art et un cycle consacré au cinéma portugais. En clôture, le 29 juin, une grande fête est organisée au Parc Montsouris pour célébrer la culture lusophone à travers animations, ateliers, films, danses folkloriques, concert, avec la possibilité de déguster des spécialités culinaires portugaises. Ce premier volet ”Lisbonne à Paris ”, sera suivi à l’automne d’un échange en sens inverse dans la capitale du Portugal. Renseignements/ Réservations : www.theatredelaville-paris.com

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