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Critiques / Danse

Au TCE, rappel d’une tradition de danse dans cette salle parisienne

par Yves Bourgade

Avec Momix et autres compagnies

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Le Théâtre des Champs-Elysées (TCE) est associé depuis, en gros un bon demi-siècle dans l’esprit du public, surtout à la musique classique symphonique, à la musique de chambre et à l’opéra. Or cette salle parisienne est entrée dans l’histoire artistique en 1913, par un coup de tonnerre pour le monde la musique autant que pour le monde de la danse, avec Le sacre du printemps.
L’association du compositeur Igor Stravinsky et du chorégraphe Vaslav Nijinski provoqua le fameux « scandale du Sacre » qui marqua durablement l’évolution du langage de la musique et celui de la danse : une danse chez Nijinski-chorégraphe qui écarte toute virtuosité et qui sculpte les corps dans une gestuelle différente, originale et expressive pour chaque ballet.
Rien d’étonnant donc à ce que la danse soit à nouveau présente de façon marquante cette saison à l’affiche du TCE et que ce dernier y accueille la compagnie américaine Momix, du 24 décembre 2017 au 7 janvier 2018.
Suivront le Saint-Petersbourg Ballet Théâtre, le groupe du chorégraphe Benjamin Millepied. Puis, un programme composé de pièces de la fine fleur de la danse actuelle suédoise dont Mats Ek, en hommage au cinéaste Ingmar Bergman, l’Atelier d’art chorégraphique des deux anciennes étoiles de l’Opéra de Paris, Nicolas Le Riche et Claire-Marie Osta et en fin de saison 2017-2018 le Tanztheater de Wuppertal dans Nefès de Pina Bausch.
En fait le TCE, dans sa relation avec la danse, s’est toujours attaché à encourager de nouvelles démarches, comme celles des Ballets suédois de Rolf de Maré ou de la Revue nègre de Joséphine Baker dans les années vingt du XXème siècle et celles de Roland Petit et Maurice Béjart après la deuxième guerre mondiale, sans oublier l’accueil du Festival international de la danse, de Jean Robin, de 1963 à 1989.,

La présence de Momix au TCE est dans cette continuité. La compagnie a été fondée en 1980 par deux membres du groupe américain Pilobolus et tire son nom du solo qu’avait interprété un des fondateurs, Moses Pendleton, lors des Jeux olympiques d’hiver de Lake Placid en1980.
La composition de Momix varie au fil des ans . Les créations collectives laissent une part importante à l’improvisation dont le style est vigoureux, gymnique et acrobatique>.
Le style de Momix comme celui de Pilobolus doit surtout à ce merveilleux magicien du monde de la danse que fut Alwin Nikolais (1910-1993). Tout y est illusion. Le corps du danseur est devenu un matériau malléable qui peut prendre des formes les plus surprenantes. Viva Momix Forever , titre du spectacle que signe et présente au TCE Moses Pendleton, aligne à nouveau une suite d’images surréalistes produites par l’alliance des corps de dix danseurs, athlètes et illusionnistes, les structures scéniques, les lumières, les images 3D et les ombres. L’humour et la poésie sont également au rendez-vous et classent cette réalisation à perpétuelle transformation dans un genre toujours sans équivalent et que tous les publics peuvent apprécier.

Théâtre des Champs-Elysées  : les 24 décembre 2017 et 6 janvier 2018, 15h, 7 janvier 2018, 17h, les 26 au 31 décembre 2017, 20h, et du 2 au 6 janvier 2018, 20h, 1ère partie 45 minutes et 2ème partie 50 minutes - places de 15 à 95 €,
Tarifs enfants de douze ans de 8 à 45 € : les 24 décembre 2017 15h et les 6 janvier 2018, 15h et 7 janvier 2018 ,17h.

Photos Viva Momix Forever ©Max Pucciariello

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