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Le Crépuscule des dieux de Richard Wagner Publié par Aïssa KHELIFA, le 1er juillet 2011 à 19:43

Peut-on être en désaccord ? Non sur le chant ou la direction d’orchestre, où l’on ne peut que partager votre analyse. Qu’y trouve-t-on ? Un Philippe Jordan qui nous a émerveillé tout au long du Ring (avec une petite réserve sur l’Or du Rhin), une distribution qui non seulement chante mais joue (notamment Hagen et Brunehilde) avec une densité rare.

Non, c’est bien sur la mise en scène qu’on peut être en désaccord avec vous. Elle n’écule pas tous les poncifs (Ca, c’était plutôt la mise en scène pathétique d’Othello).

Le ring a une dimension atemporelle comme toutes les légendes, et les parti-pris temporels de Gunther Krämer m’ont séduit (y compris dans Siegfried ou la Walkyrie, pourtant si décriés).

Ne serait-ce que la montée (virtuelle) au ciel de Siegfried ou l’utilisation des Nornes dans leur tenue changeante sont de vrais moments de mise en scène.

Quant à Hagen, l’idée de mettre ce colosse dans un fauteuil roulant est parfaitement cohérente avec le fait de frapper Siegfried dans le dos et non de face.

Sur la direction d’acteurs, je les ai trouvé toujours parfaitement postionnés et justes. Alors, soit la distribution est spontanément douée pour le jeu, soit il y a eu un travail de qualité qui rend le jeu fluide. C’est peut-être les deux ?

Ma seule réserve sur la mise en scène est le jeu vidéo dans la dernière séquence projetée, dont la symbolique est interessante, mais trop décalée par rapport à l’intensité dramatique de l’instant.

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