ZOROASTRE et ses Rumeurs

ZOROASTRE et ses Rumeurs

Rameau décidément est à la fête en cette fin d’hiver, début de printemps. Après Hippolyte et Aricie à Toulouse il y a à peine deux semaines (voir webthea du 9 mars 2009), voici à Paris pour trois représentations seulement un autre chef d’œuvre, mais moins connu du même grand homme de musique du 18ème siècle : Zoroastre, sa cinquième tragédie lyrique, est sans doute celle qui s’ouvre le plus sur la philosophie des Lumières, sur sa sagesse universelle où le Bien finit par l’emporter sur le Mal à travers le combat que mène un prêtre et magicien contre les forces des ténèbres. Un chant d’espoir en quelque sorte qui préfigure celui de La Flûte Enchantée de Mozart.

La production affichée par l’Opéra Comique est née dans le cadre du Drottningholms Slottsteater, a fait escale au Nederlandse Opera d’Amsterdam, dont Pierre Audi, le metteur en scène est le directeur. Ici, comme là-bas, Christophe Rousset et ses Talens Lyriques, orfèvres du répertoire baroque, seront dans la fosse. La distribution (Anders J. Dahlin, ténor haute contre, Evgueniy Alexeiev, Anna Maria Panzarella, Gérard Théruel) est confiée à des solistes rompus à ce style.

L’une des particularités de l’Opéra Comique depuis que Jérôme Deschamps en assure la direction tient dans les résonances de ses « Rumeurs » qui accompagnent chacune de ses productions. Celles qui ornent et commentent ce Zoroastre sont particulièrement riches. En concerts en soirée et à l’heure du déjeuner, en colloque, en lecture et en exposition, elles forment un cadre taillé aux mesures de l’événement.

Jeudi 26 mars à 20h : pour célébrer l’arrivée de la clarinette dans un grand orchestre, Michel Portal, Paul Meyer et leurs copains du quatuor Prazak lui font faire un tour d’honneur à travers des œuvres de Mendelssohn, Mozart Poulenc et Weber.

Quatuor Prazak

Samedi 28 mars à 20h : Il Gioco e la Follia, le jeu et la folie, regard sur l’Italie et sur ses musiques au siècle de Casanova et de Goldoni

Mardi 31 mars à 20h : Jélyotte, l’idole des Lumières. Christophe Rousset et Anders J. Dahlin ressuscitent la figure du haute contre qui illumina l’Académie Royale de Musique de 1733 à 1755.

En guise de casse croûte, on peut se plonger le 25 mars à 13 dans l’âge d’or du clavecin français, assister le 27 mars à 13h et le 29 à 11h à ce qui fut la naissance de la sonate classique.

Un colloque autour du thème Le Merveilleux dans l’Opéra Baroque aura lieu les vendredi 20 et samedi 21 mars de 10 à 18h salle Bizet (entrée libre sur réservation).

On reparlera du Siècle des Querelles, en lecture commentée par Agnès Terrier, les 25 et 27 mars à 18h30 et le 29 à 14h30.

Intra muros une exposition retrace les Merveilles de la Scène Baroque et leurs étourdissantes machineries (du 20 au 31 mars).

Renseignements – location :

0825 01 01 23 – www.opera-comique.com

Photo "Zoroastre" : Elisabeth Carecchio

A propos de l'auteur
Caroline Alexander
Caroline Alexander

Née dans des années de tourmente, réussit à échapper au pire, et, sur cette lancée continua à avancer en se faufilant entre les gouttes des orages. Par prudence sa famille la destinait à une carrière dans la confection pour dames. Par cabotinage, elle...

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