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Serge Merlin, noir bouffon

par Gilles Costaz

La mort d’un de nos acteurs les plus originaux

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Le grand public l’a découvert, tardivement, dans le film de Jean-Pierre Jeunet, La Fabuleuse Histoire d’Amélie Poulain, où il jouait le peintre aux os fragiles. Mais les amateurs de théâtre le connaissent depuis longtemps. Serge Merlin vient de mourir, âgé de 86 ans, le 16 janvier, à Paris. C’était l’un des acteurs français les plus étonnants, au jeu sombre, inquiétant, sarcastique. Un noir bouffon. Le théâtre de Thomas Bernhard était sans doute le répertoire qui lui convenait le plus : il joua ses pièces sous la direction d’André Engel et il obtint à deux reprises le prix du meilleur acteur décerné par le Syndicat de la critique pour des interprétations de textes de Bernhard : en 1991 pour Le Réformateur mis en scène par Engel et en 2010 pour deux spectacles, Minetti (mise en scène de Gerold Schumann) et Extinction (mise en scène d’Alain Françon et Blandine Masson). C’était un maître dans l’expression martelée de la fureur. Bel acteur pour Beckett également, il nous parut moins convaincant dans Le Roi Lear monté par Christian Schiaretti. On peut compter par les rares disciples d’Antonin Artaud, véritablement hantés par le conflit entre la folie et la raison, ce tragédien souvent joyeux qui débuta en 1952 dans Christophe Colomb de Claudel monté par Jean-Louis Barrault.

Photo Théâtral Magazine.

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