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Maman revient pauvre orphelin de Jean-Claude Grunberg

par Marie-Laure Atinault

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Un homme en pyjama rayé appelle sa mère. Il voudrait tant qu’elle vienne à son secours. Quelle soit là pour le prendre dans ses bras. Son père est mort en déportation. Il va être opéré. Il est en souffrance. Il voudrait être protégé, cajolé. Il veut sa mère. Il évoque les fantômes du passé qui ne font pas ce qu’il veut .Qui est cette virago qui le morigène au lieu de l’embrasser ? Et Dieu que dit-il ? Le temps est rétréci, il n’est qu’un enfant. Et que lui dit cet homme, que sa mère est dans une maison de retraite. Confusion des souvenirs, du présent et du passé si proche. Ce joli et puissant texte de Jean-Claude Grunberg, est celui de la souffrance de l’homme qui quelque soit son âge appelle sa mère au secours, comme solution à tous ces maux.

Stéphane Valensi fut séduit par ce texte à fleur de peau qui reprend les thèmes si cher à Jean-Claude Grunberg. L’écriture épurée est servie par une mise en scène simple et brillante. L’interprétation de Marc Berman oscille entre enfance, âge adulte et douleur, physique bien sûr mais morale également. Celle du temps où l’on ne peut plus retenir ceux qu’on aime.

Marie- Laure Atinault

Mise en scène de Stéphane Valensi, avec Marc Berman, Guilaine Londez, Marc-Henri Boisse et Virgil Boutellis au violon

Avignon au théâtre du Bourg Neuf à 13H

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