Accueil > Les Copains. Cocaïne et pâtes de fruits

Critiques / Comédie & Humour

Les Copains. Cocaïne et pâtes de fruits

par Karim Haouadeg

Y’a plus d’enfance !

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Des enfants qui jouent aux adultes, rien de plus ordinaire. Mais quand des adultes jouent des enfants qui jouent aux adultes, les choses se compliquent. Et quand ces adultes sont deux trentenaires complètement délirants, on peut craindre le pire... ou espérer le meilleur. Avec Nicolas Tarrin et Olivier Solivérès, on a le meilleur. De quoi vous dégoutter à tout jamais d’avoir des enfants.

Nicolas Tarrin et Olivier Solivérès nous font parcourir en une heure toute une année scolaire. Celle de deux enfants pas vraiment sages qui, en plus, ont la malchance de tomber dans la classe de Madame Galoisy, qui intervient en voix off, institutrice de plus en plus fatiguée et dépressive : on la comprend. Il faut dire que les deux garnements ne lui (et ne nous) épargnent rien, depuis le cours de drague peu convaincant jusqu’au spectacle de fin d’année peu ordinaire, en passant par la leçon de flûte, le duel au temps des mousquetaires et la récré passablement agitée. Les meilleurs duos comiques reposent souvent sur des contrastes : le petit et le grand, le pauvre et le riche, le malin et le niais. On a tout ça avec nos deux compères. Et surtout une complicité qui se voit. Ces deux-là s’amusent sur scène et savent communiquer au public cette joie simple de faire un spectacle ensemble. S’ils s’entendent aussi bien, c’est surtout parce qu’ils partagent ce même humour potache sans complexe, qui va jusqu’au bout et ne recule devant aucun mauvais jeu de mot, aucun calembour douteux, aucune pitrerie, l’idée la plus délirante étant toujours celle qu’ils choisiront. Ces deux adultes ont su garder de l’enfance précisément cela : le refus de s’imposer des limites. Et ils rendent en outre parfaitement ce mélange de naïveté et de roublardise, de simplicité et de rouerie, cette ignorance de tout et cette perspicacité instinctive qu’on appelle précisément l’enfance. Souhaitons à ces joyeux cancres de redoubler encore longtemps au Point Virgule !

Les Copains. Cocaïne et pâtes de fruits de Carole Greep, Grégoire Dey, Olivier Solivérès et Nicolas Tarrin. Mise en scène de Juliette Galoisy. Au Point Virgule, le dimanche, lundi et mardi à 19 h. Durée : 1 h.

Photo : François Raison.

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.