Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach

La ronde des valeurs sûres

Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach

Après la reprise du superbe Billy Budd de Benjamin Britten (voir webthea du 27 avril 2010), un autre classique de dix ans d’âge est remis à l’affiche : ces Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach que le metteur en scène canadien Robert Carsen propulsait dans les espaces de l’Opéra Bastille au printemps 2000. A chacune de ses reprises (2001, 2002, 2007…), le plaisir de la redécouverte est resté intact. Les revoici donc à nouveau dans leur mise en abyme du théâtre dans le théâtre et leurs vertigineux jeux de miroirs.

C’est le rêve éveillé de l’ultime opus lyrique du père de La Belle Hélène et de la Grande Duchesse de Gérolstein qui voulait en finir avec sa réputation de bon faiseur d’opérettes et passer à un registre plus sérieux. Un espoir fauché par la maladie : Offenbach n’aura pas eu le temps de voir ni même d’achever cet opéra des apparences et des illusions tiré de trois contes fantasmagoriques du poète E.T.A. Hoffmann, trois destins de femmes qui se résument en autant de fuites en avant vers l’inaccessible étoile de la femme idéale. Un petit chef d’œuvre d’esprit et de maturité musicale dont Carsen fait ressortir les ombres et les lueurs. Ce bar à ivrogne qui surgit du sol pour qu’Hoffmann vienne y raconter ses aventures, le cabinet de Lindorf, alias Coppelius ou docteur Miracle, chirurgien-magicien, Olympia la poupée, Antonia la cantatrice, Giuletta, la séductrice qui fait tanguer des rangées de fauteuils d’orchestre au rythme chaloupé de la Barcarolle…

Décors et costumes sont toujours signés Michael Levine et les lumières portent les griffes rasantes de Jean Kalman.

Après Natalie Dessay et Désirée Rancotore, après Neil Shicoff et Rolando Villazon et Samuel Ramey, la nouvelle distribution réunira à partir 7 mai et jusqu’au 3 juin, Laura Aikin, Inva Mula, Béatrice Uria-Monzon, Ekaterina Gubanova, Giuseppe Filianoti, Franck Ferrari, Alain Vernhes, Yuri Kissin… A la tête de l’Orchestre de l’Opéra National de Paris, l’Espagnol Jesus-Lopez-Cobos succède, entre autres, à James Conlon et Marc Piolet.

Opéra National de Paris – Bastille, les 7, 12, 20, 23, 26, 29 mai, 1er et 3 juin à 19h30, les 9 et 23 mai à 14h30

08 92 89 90 90 - +33 1 72 29 35 35 – www.operadeparis.fr


crédits photo : Opéra national de Paris/ E. Mahoudeau

A propos de l'auteur
Caroline Alexander
Caroline Alexander

Née dans des années de tourmente, réussit à échapper au pire, et, sur cette lancée continua à avancer en se faufilant entre les gouttes des orages. Par prudence sa famille la destinait à une carrière dans la confection pour dames. Par cabotinage, elle...

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