Accueil > " Le Théâtre des Champs-Élysées est ouvert "

Critiques / Livres, CD, DVD

" Le Théâtre des Champs-Élysées est ouvert "

par Caroline Alexander

Un bâtiment, trois salles, un siècle d’aventures musicales et théâtrales, un livre monument

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Novembre-décembre, saison des cadeaux ! Les beaux livres figurent toujours parmi les favoris. Pour les amoureux de musique, de théâtre et d’histoire, pour les amoureux de Paris, un livre pas comme les autres peut combler bien des curiosités : l’ouvrage monument publié à l’occasion du centenaire du Théâtre des Champs Elysées, à l’initiative de son directeur Michel Franck : « Le Théâtre des Champs Elysées est ouvert », soit en chiffres : 660 pages, 650 illustrations pour un poids avoisinant les 5kgrs, et, en prime, une édition IPAD pour 3 heures d’archives vidéo et audio.

Le feuilleter, le lire – par sujets, par anecdotes, -, rêver sur ses illustrations, c’est remonter dans le temps pour y croiser les figures les plus emblématiques du spectacle vivant, les hommes, les femmes, les talents qui ont marqué d’encre indélébile la mémoire d’un siècle de créations.

C’est le 31 mars 1913 que fut inauguré au 15, avenue de Montaigne, à deux pas du Pont de l’Alma et de son zouave, devant le Tout Paris des arts, des lettres et de la politique, le somptueux édifice art déco imaginé par l’architecte Perret. Une initiative d’ordre privé – ni l’Etat, ni la ville y participèrent et l’institution est restée jusqu’à aujourd’hui un « théâtre privé »

Son concepteur et promoteur, Gabriel Astruc (1864-1938) avait réussi à réunir les moyens et les fonds nécessaires à son édification. Ce fils de rabbin, journaliste, chroniqueur, auteur dramatique, agent artistique, fondateur de revue et d’éditions musicales, était un touche à tout de génie qui savait s’entourer des meilleurs – Antoine Bourdelle, Maurice Denis, Edouard Vuillard, René Lalique participèrent à la décoration des lieux – et flairer ce qui allait s’imprimer dans l’avenir. A peine deux mois après son ouverture, son théâtre allait déclencher le plus grand scandale jamais enregistré dans le monde de la musique. Igor Stravinsky y créait son Sacre du Printemps sur une chorégraphie de Nijinski et mettait à genoux de rage ou d’extase le public et les critiques.

La guerre mit en sommeil les deux salles – le grand théâtre et, un étage plus haut, la comédie -. Un troisième lieu, tout intime, le Studio, fut rajouté en 1923.

Toute l’histoire des arts et des formes de la scène, la grande, la petite, la moyenne, tous les grands noms de la musique, de la danse, du théâtre y défilèrent. On les retrouve en ordre chronologique de page en page, en photos, en affiches en textes signés de connaisseurs (Christian Merlin, Armelle Héliot, Ivan Alexandre, Gérard Mannoni, André Tubeuf, Christian Wasselin… entre autres). La danse (Diaghilev, les Ballets Russes, Roland Petit, le Marquis de Cuevas, Rudolf Noureev . ..) y télescope toutes les musiques : compositeurs, d’Honegger, Fauré, Berlioz à Messiaen, Boulez et Bernstein, chefs d’orchestre Karajan, Solti, Arrau, Abado, interprètes Kathleen Ferrier, Lipati, Rostropovitch, Callas, Horowitz, Rubinstein, princes du jazz, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald , Duke Ellington, stars des variétés et de la chanson, Joséphine Baker ,Ray Ventura, Maurice Chevalier, Jacques Brel, Les Frères Jacques, Higelin, …. Et, côté théâtre, auteurs, metteurs en scène, comédiens, comédiennes, Hébertot, Pitoëff, Jouvet, Baty, Simon, Trintignant, Mauclair, Bouquet, Anouilh, Bourseiller, Fagadau…

La promenade est riche – le feuilleté copieux – les images et les sons à mettre en ligne sur IPAD truffés de grands moments.

Editions Verlhac – édition IPad comprise : 89€

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.