Accueil > Le Lucernaire fête des 50 ans

Actualités / Théâtre / Actu

Le Lucernaire fête des 50 ans

par Gilles Costaz

De Le Guillochet à Lavigne, un demi-siècle montparnassien

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Le metteur en scène Benoît Lavigne a pris la direction du Lucernaire en 2014. Le théâtre, qui appartient désormais aux éditions de L’Harmattan, fête ses cinquante ans et crée à cette occasion, surtout pendant le week-end des 21 et 22 septembre, une série d’événements qui tiennent à la fois de la fête, du tableau historique et des réunions d’amateurs passionnés. Benoît Lavigne répond à nos questions.

Qu’est-ce qui singularise le Lucernaire ?
C’est un lieu pluriculturel, avec trois salles de théâtre, un cinéma, un restaurant, une librairie et une école de théâtre. C’est ce qui fait son originalité et son charme. C’est unique à Paris. Sa programmation de théâtre est à la frontière du théâtre public et du théâtre privé. Cette saison, nous aurons Didier Bezace, Catherine Hiegel, Denis Lavant, Caroline Sihol, Dominique Pinon… Nous produirons nous-mêmes le nouveau spectacle de Julien Cottereau et nous sommes très ouverts aux spectacles musicaux. C’est une histoire de cinquante ans née en 1969. Le Lucernaire a été ouvert rue d’Odessa, en même temps que son voisin, le Café de la Gare. Luce Berthommé et Christian Le Guillochet, les créateurs, ont pensé à la fois au prénom de Luce et au mot latin lucernarium.En 1977, le théâtre a déménagé rue Notre-Dame-des-Champs. Après la mort des inventeurs de cette salle, il a été repris par L’Harmattan. Philippe Person en a été le directeur. Je lui ai succédé quand Person s’est consacré à l’école d’acteurs.
Quel type d’anniversaire organisez-vous ?
Un anniversaire joyeux ! Les spectacles continueront mais on déclinera des idées sur
chaque pôle. Pour le cinéma, le programmateur aura choisi ses films emblématiques. Au restaurant, la carte proposera, en souvenir des plats préférés des grands acteurs qui ont joué ici, un « tartare Sylvie Joly », un « couscous Michel Boujenah », une « côte de bœuf Gérard Depardieu »… On projettera un documentaire sur le Lucernaire dans l’une de nos salles et l’exposition historique courra sur les murs. Nous avons cherché des photos partout, en contactant les artistes, déniché divers documents dans le désordre des archives ! Un acteur comme Philippe Laudenbach a pu nous apporter des photos des spectacles avec Laurent Terzieff et avec lui-même. Les plans du bâtiment, on est allé les retrouver chez l’architecte ! Il y aura un concert avec certaines des compagnies qui ont joué ici. Les élèves de l’école joueront un florilège de 30 minutes, avec les répliques les plus emblématiques de nos spectacles depuis les années 70. Le jeune public sera invité à visiter le lieu, comme pour les Journée du patrimoine qui tombent à la même date. Une partie es gens du Lucernaire et moi-même jouerons au guide. Il y aura enfin des rencontres, d’une part avec les anciens directeurs et programmateurs et même Leila, que chacun connaît et qui est depuis longtemps la responsable en billetterie, d’autres part avec des artistes qui diront ce que le Lucernaire a représenté pour eux : Xavier Gallais, Sébastien Azzopardi…
Avec votre arrivée, le Lucernaire a changé. Vous avez rejoint l’association des théâtres privés et fait venir des acteurs plus connus.
Notre adhésion aux Théâtre privés parisiens nous permet d’avoir accès au fond de soutien et de produire certains spectacles. Nous faisons avec les compagnies des contrats qui partagent les recettes à cinquante cinquante, et cela a payé. A mon arrivée, nous étions en grande difficulté ; à présent nous sommes proches de l’équilibre. Le principe de la notoriété des acteurs, pour certains spectacles, est en fait un retour à ce qui se faisait autrefois. Dans les années 80, il y avait Terzieff. Aujourd’hui, nous avons parfois Denis Lavant, Caroline Sihol, Brontis Jodorowsky ou David Ayala. Pour les auteurs contemporains, nous avons à l’affiche Catherine Anne, Pierre Notte, Rémi De Vos… Nous sommes assez fiers que des succès comme Mademoiselle Molière ou Si on ne se mentait plus soient nés chez nous et aient continué leur carrière ailleurs. Le public du Lucernaire s’est rajeuni en parti parce que nous avons rouvert la case de l’humour, et parce que nous avons un public familial. Les spectacles jeune public sont très importants pour nous. Nous tenons aussi aux classiques, mais nous recevons de moins en moins de propositions dans ce domaine. Nous sommes obligés d’aller chercher ici et là, de solliciter des équipes.
Vous parliez du mot latin lucernarium. Que signifie-t-il ?
Il désigne l’allumage des lampes à la tombée de la nuit. C’est ce que nous faisons tous les soirs, nous allumons des lampes quand le soir vient !

La fête d’anniv ! du 16 au 21 septembre. Week-end d’anniv les 21 et 22, avec une série d’événements, ainsi que l’exposition Cinquante Ans d’émotions et le documentaire Cinquante Ans de Lucernaire.

Le Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris, tél. : 01 44 57 34.

Photo DR.

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

1 Message

  • Le Lucernaire fête des 50 ans 20 septembre 16:34, par Françoise ROUGIER

    juste MERCI et BON ANNIVERSAIRE au LUCERNAIRE où j’ai travaillé, en tant que secrétaire générale auprès de Christian Le Guillochet pendant deux saisons en 1987 et 1988
    agent du ministère de la culture j’étais en disponibilité pour travailler dans une structure

    j’ai tout appris dans cette maison inhabituelle, exigeante, curieuse

    belle longue route, cordialement
    FR

    repondre message

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.