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Critiques / Musique

Ce garçon, nouveau Cd de Travis Bürki (alias Ü)

par Julien Lacheray

La vision aérienne d’un oiseau itinérant

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Le dandy filiforme à l’allure inimitable n’est plus un nouveau visage de la scène française. Depuis quelques années, Travis Bürki (dit Ü) promène sa silhouette de poète maladroit et un peu rêveur. Avec Ce garçon, son dernier Cd (édité par Believe), il surprenda ses fans par ce contre pied musical.

Ü préfère, en effet, décrypter finement les situations les plus diverses avec un décalage déroutant qui rend sa vision fascinante. L’album Ce garçon succède à La Luge (Believe, 2004) qui a connu un succès prometteur notamment grâce à la fraîcheur de ses textes et aux prestations scéniques fulgurantes de son interprète.

Sa jeunesse nomade

Quand Travis Bürki parle de sa jeunesse, c’est pour associer les villes dans lesquelles il a traversé un courant musical. Il compare Marseille à une ville raï, Lyon à une ville rock. Par contre, il sèche concernant Montpellier qu’il « n’arrive pas à défendre » même s’il s’en excuse. Toulouse où il a débuté sa carrière musicale a véritablement influencé son parcours. A la fois jazz et mélancolique, la ville rose est pour lui une ville où l’on a le temps de « se poser les vraies questions ». Cette mosaïque musicale influence aujourd’hui son travail et on retrouve dans ses chansons ces références variées empruntées à une vie mouvementée.

Une construction minutieuse

Travis Bürki, l’ancien pensionnaire de l’alternative radio Nova, se plaît à célébrer la vie « Vous êtes vivant ». Ce poète citadin et sensible nous emmène dans un univers urbain et référencé où les mondes se côtoient et se mélangent. Il s’inspire des théories architecturales pour construire brique par brique des textes millimétrés. Il compare la composition de ses chansons à l’architecture d’une maison Le Corbusier pour qui la façade est le reflet de l’ossature intérieure, c’est-à-dire son corps et son âme.

Une mosaïque décomplexée

Parfois sans rechigner à des émotions un tantinet érotique. « Quand je plonge dans ton décolleté Que j’arrache d’un coup sec ta robe Ton souffle vient d’accélérer Pendant que je te mords le lobe », Le désir frôle délicatement l’irrévérence sans jamais tomber dans la vulgarité. Dans "L’invisible", l’alternance d’ambiances mélodiques et d’électro surprend et nous entraîne un peu plus dans des sensualités enivrantes. Un autre univers nous accueille à bras ouverts, à l’abri d’une ombrelle aux couleurs jazzy, dans "Les fleurs". On note également les envolées contrôlées qui rythment l’album et laissent présager d’audacieux décollages scéniques qui ont fait la réputation de ce drôle d’oiseaux.

Retrouvez Julien Lacheray sur son blog Fenêtre sur Papillon

Réservations www.fnacspectacles.com

Concerts :
15 mai 2008 21:00 LIVING B’ART PARIS
16 mai 2008 20:00 SOTTEVILLES LES ROUEN (NORMANDIE)
22 mai 2008 21:00 LIVING B’ART PARIS
29 mai 2008 21:00 LIVING B’ART PARIS
31 mai 2008 16:00 SHOW CASE FNAC ANGERS 49000
31 mai 2008 21:00 CONCERT INGRANDES SUR LOIRE “La route du sel”

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