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Critiques / Musique / Théâtre

Bon gré, mal gré d’Emmanuel Bemer

par Gilles Costaz

Le goût des Vanités

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Découvrir Emanuel Bémer, c’est découvrir un auteur, un chanteur, un acteur et un musicien. Ça fait beaucoup ! Il est dur, rugueux, mais drôle. Il est noir mais rayonnant. Il est froid mais brûlant. Comme le titre Bon gré, mal gré lui convient ! On le sent heureux et malheureux d’être en scène ! Julia Vidit a donné une unité vraiment théâtrale à ce tour de chant qui cesse parfois de chanter pour parler. Cela se passe dans un ring-cabaret. Sous l’élégance des tenues, on sent les muscles prêts à frapper. L’excellent partenaire, le pianiste, Nicolas Ducloux, ne répond jamais à Bémer : c’est dire que leur duo s’enrichit d’un fort dialogue souterrain. Les textes, centrés sur les Vanités, forts et beaux, fouettent notre vie sans se souvenir en rien des tableaux religieux qui traitent du même thème. Julia Vidit semble orchestrer l’impossible rencontre entre Karl Valentin et Serge Gainsbourg. Mais, en réalité, elle ne pense qu’à servir la tranchante modernité de Bémer. Elle le fait dans un splendide sens de l’ombre et de la lumière. De quoi rendre banals les meilleurs des shows.

Bon gré, mal gré de et par Emmanuel Bemer, mie en scène de Julia Vidit, avec Nicolas Ducloux (au piano). Espace Kiron, du 14 au 17 février (durée : 1h20).

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