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Critiques / Festival

L’asticot de Shakespeare

par Jean Grapin

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Morts ou vivants les auteurs sont là pour asticoter le spectateur : du moins Clémence Massart se fait fort de le rappeler.

Accordéon en bandoulière, trompette à la bouche, fripes diverses dans lesquelles elle se glisse avec une gourmandise et fripouillerie discrète mais bien réelle, elle ressuscite les grands interprètes. Avec elle un spectre hante l’Europe continentale : celui de l’asticot de Shakespeare qui quittant la tombe de Yorrick, bouffon de la famille de Hamlet, se met à visiter le patrimoine littéraire des Français et ce dans un défilé aléatoire de célébrités (auteurs ou interprètes).

Traitant de la mort et de ses aspects divers et avariés (la charogne de Baudelaire par exemple) le spectacle drolatique, par bien des aspects absurde, est avant tout une performance d’acteur qui avance d’avatars en avatars.

Les ombres de Sacha Guitry avec sa robe de chambre, Jean Giono avec ses moustaches, Sarah Bernhard avec son pilon croisent au petit bonheur la chance pleins d’autres auteurs ou interprètes. Au plaisir pour le spectateur de reconnaitre les personnages dans les indices donnés ou de se laisser porter par la verve et la gaité qui sous tendent une telle entreprise.

Le tour de piste est celui d’une joyeuse, sarcastique, savoureuse danse macabre.

L’asticot de Shakespeare, Théâtre des carmes-André Bénédetto, Tel 04 90 82 20 47, 20h15.

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