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Critiques / Festival

Fleurs de cimetière et autres sornettes

par Jean Grapin

Un bain de jouvence

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Avec le spectacle de « danse théâtre » intitulé « Fleurs de cimetière et autres sornettes », Myriam Hervé –Gil, qui se prépare à fêter en beauté les vingt cinq ans de sa compagnie, conjure avec bonheur les effets du temps qui passe. Les lumbagos, les ridules, les taches de vieillesse qui apparaissent sur les mains, ne sont que sornettes qu’il convient de montrer (à soi, au public) plutôt que de fuir.
Ainsi lancé comme un défi orgueilleux … (et relevé haut la main) le spectacle, par delà le savoir acquis auprès d’Alwin Nikolaïs, donne en effet à partager une aisance propre à la compagnie : une assurance, une fierté de la danse qui se permet d’affirmer sa très grande complicité avec l’univers de Pina Bausch et sa capacité d’en détourner, avec un plein d’humour, la grammaire.
La maitrise de ses danseuses, de plus de quarante ans voire plus encore, leur insolence silencieuse sont telles que leur liberté est un bain de jouvence, bain de jouvence partagé entre elles et avec le public .Ce dernier est touché par l’intelligence, la générosité de cette prestation parfaitement réglée et rythmée. Les solos et chorégraphies d’ensemble s’enroulent naturellement avec une grande fluidité et les apartés parlés, franchement comiques, apportent leur part de hasard.
Il y a là, dans cette ébauche de dialogue entre danse et théâtre, comme une pointe tragique, la morsure du Temps.
Assurément dans « Fleurs de cimetière et autres sornettes », il est affirmé avec foi et métier, la toute puissance de l’art et la capacité de celui-ci à servir la beauté, la jeunesse dans une forme d’éternité.
Le public ovationne.

Fleurs de cimetière et autres sornettes
Festival OFF Avignon2009 Caserne des Pompiers à 12h jusqu’au 29 juillet

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