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Vadel à la conquête du Rock’n’Roll

par Marion Plassmann, Mathilde Tartrat

Rencontre avec le groupe Vadel

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Ils sortent à peine du lycée mais cela n’empêche pas les membres du groupe Vadel d’avoir une expérience de la scène assez importante. Passionnés par les groupes des années 70, Vadel a su créer son univers en s’inspirant d’anciennes légendes. Alors que leur premier single Drama Queen commence à passer sur les ondes, ils projettent déjà un album à leur image : jeune et authentique. Webthea vous fait découvrir ce nouveau groupe à l’avenir prometteur.

Webthea : Pouvez-vous présenter la formation de votre jeune groupe à nos lecteurs ?

Adam : Martin et moi, nous sommes amis depuis quelques années, nous avons commencé à monter le groupe Vadel tous les deux, il était à la batterie. Plus tard nous avons organisé des auditions, Dorian en a passé plusieurs et a finalement rejoint le groupe en tant que bassiste. J’ai rencontré Ugo quand il était batteur pour Keziah Jones, il jouait dans des bars, c’était le petit prodige de quatorze ans qui se produisait avec de très bons artistes. Nous sommes aussi devenus amis, et au moment où Martin a eu quelques problèmes personnels, Ugo s’est proposé pour venir jouer avec Vadel, depuis il est resté. Quant à Charly, c’est notre deuxième guitariste que l’on a rencontré grâce à Ugo. Martin nous accompagne toujours sur les concerts, il fait des percussions à présent. Vadel est né d’une histoire d’amitié.

Webthea : Vous avez déjà fait un certain nombre de premières parties assez prestigieuses. Il y en a-t-il une qui vous a plus marqué qu’une autre ?

Adam  : Celle d’Izia était assez marquante, nous avons, je pense, une conception du Rock assez proche de la sienne. Les gens qui venaient voir Izia partageaient le même langage que nous. Nous avons été très bien accueillis. Mais il y a aussi la première partie à Bercy qui était totalement folle. C’était un vrai défi parce que c’était la première fois que l’on jouait dans une très grande salle. En plus de cela, l’autre défi a été de se débrouiller comme nous avons pu avec les régisseurs qui n’ont vraiment pas été sympas. Ils nous ont laissé seulement cinq minutes pour faire nos balances, nous avions un son complètement détruit. Dorian n’a pas eu de son de basse pendant les deux premiers morceaux mais personne ne s’en est aperçu parce qu’on a tout fait pour que cela ne s’entende pas en donnant le meilleur de nous même.

Dorian : Jouer à Bercy c’est le genre de chose qui fait totalement planer.

Adam : Nous avions l’habitude de jouer dans des toutes petites salles, c’est bien aussi, les gens sont près de la scène, c’est intime. À Bercy, on ne voit que le premier rang mais à la fin des chansons, c’est 12 000 personnes qui hurlent et cela fait vraiment plaisir.

Webthea : Quelle est votre définition du concert parfait ?

Martin : La vision que j’ai du concert parfait c’est celui d’un groupe qui joue, qui aime ce qu’il joue et un public qui l’accompagne du début à la fin.

Adam : Le concert parfait ne dépend pas que du groupe, il dépend aussi des gens qui sont dans la salle. Nous pouvons très bien y mettre toutes nos tripes, si les gens ne suivent pas parce qu’ils n’aiment pas notre style, cela ne fonctionne pas. Il faut que les gens soient présents et qu’ils aient envie d’être emmenés. Une de nos forces justement, c’est que nous avons fait une dizaine de concerts devant très peu de gens. Au Réservoir, à chaque fois, nous avions trois personnes dans la salle et c’était nos parents. Mais cela ne nous empêchait pas de nous appliquer à ce que l’on faisait. Maintenant, dès que nous voyons un peu plus de monde, nous sommes vraiment très heureux et cela promet de très bons concerts.

Webthea : Avez-vous un projet d’album en cours ?

Adam : Pour l’instant il n’y a que le single sur les sites de téléchargement mais l’album est en route. Notre single Drama Queen est beaucoup écouté sur Youtube et nous avons enregistré une version avec des paroles en français. Si cela continue à bien avancer, nous pourrons sortir un super album.

Webthea : Que représente cet album ?

Adam : J’ai écrit les chansons en l’espace de quatre ans, elles ont eu le temps de vivre sur scène. Nous sommes sûrs d’être représentés par ces chansons là. Nous pensons ne pas les regretter plus tard. Cet album représentera parfaitement la personnalité de Vadel.

Webthea : Qui vous a influencés ? Avez-vous tous les mêmes goûts musicaux ?

Adam : Ce qui est bien dans le groupe, c’est qu’on est tous assez d’accord sur les sonorités de Vadel alors que nous avons tous des goûts très différents.

Charly : J’aime le rock anglais, toute cette mouvance un peu folle. The Strokes par exemple ou les Foo Fighters.

Adam : Dorian et moi on aime plutôt le Rock à riffs comme Led Zepplin. J’adore les Beatles, je suis fan, je me les tatouerais sur la tête si je pouvais. Martin aime le grunge, les groupe un peu heavy ou métal. Il aime Nirvana et Metallica. Nous avions monté un groupe de métal à la base avec Martin. Et Ugo c’est le Jazzman du groupe, il a joué avec des gens plutôt ’’funky’’.

Ugo : Je suis très bercé dans la musique black-américaine comme le New Gospel. Mais c’est varié aussi.

Webthea : Quels thèmes sont abordés dans vos chansons ?

Adam : Chaque chanson part en général de quelque chose que j’ai vécu mais les paroles peuvent évoluer vers une histoire inventée. Au début nous avions beaucoup de chansons simplistes qui parlaient d’amour, mais maintenant, même si nous évoquons ça, nous le faisons d’une manière plus recherchée. Nous écrivons sur le fait que c’est compliqué d’être un jeune adulte. Nous parlons de ce que l’on aime dans la vie, nos chansons sont des sortes de tasses de bonne humeur.

Webthea : Vous avez un style vintage qui vient des années 70, pourquoi ce style vous attire ?

Adam : Tout. C’est tellement authentique. Comparé à maintenant, il y avait peu d’artifices à cette époque. Les membres d’Aerosmith se baladaient sur scène en habits moulants imprimés léopard mais se promenaient aussi comme ça dans la rue. C’est une époque où il y avait une grande cohérence, les gens étaient très intègre, ils suivaient vraiment le fil de leur pensée. Ils avaient des convictions. Ce qui est bon avec cette époque c’est que tout était vrai. Aujourd’hui j’ai l’impression que l’on ne sait pas trop où l’on va, mais je pense que ça peut déboucher sur quelque chose où tout le monde va de nouveau se retrouver, qu’il va y avoir un mouvement.

Webthea : En parlant de style vintage, vous avez aussi sorti des chansons sur cassette audio.

Oui, au moment de la première partie à Bercy nous avions sorti ça. Nous écoutons beaucoup de vinyles même si nous sommes aussi des adeptes du numérique. Avec ces petites cassettes nous avons voulu pousser les gens à ressortir leurs vieilles machines. Je trouve que le téléchargement sur les plateformes musicales est quelque chose d’impersonnel. Personnellement, j’aime avoir l’ensemble de l’œuvre. Le livret, les paroles, la pochette. Cela fait aussi partie du travail de l’artiste. Il y en a certains qui se fichent de leur pochettes et d’autres qui prennent quatre jours entier pour shooter les photos.

Webthea : Vous avez tourné le clip de votre single, Drama Queen, aux États-Unis. Pourquoi ce choix ?

Nous étions partis là-bas pour nos vacances, nous voulions nous retrouver dans la ville où tout ce que l’on écoute est né. Los Angeles est une ville fascinante. Tourner le clip là-bas est une chance que l’on a saisie, ça n’était pas essentiel mais on a profité de pouvoir le faire. C’est un luxe mais Drama Queen évoque une idée très forte et nous nous retrouvons tous dans ce titre. C’était important pour le groupe de bien représenter la chanson.

Webthea : Le fait d’être très jeunes est-il un frein dans votre carrière ou est-il sujet à des préjugés ?

Adam : Totalement. Cela arrive tout le temps et partout. Mais que ces gens fassent leur vie et qu’ils nous laissent tranquille. Quoique c’est toujours drôle de voir les commentaires sur Youtube où certains disent que je fais du playback ou que je ne sais pas jouer de guitare. Ces commentaires ne veulent rien dire et ne nous apportent rien. Heureusement qu’il y en a qui sont très instructifs. Il y a quelque chose que j’ai pris en compte depuis un an. Nous avions tendance à être trop plongés dans l’esprit 1970 et plusieurs fois, des gens nous ont conseillé de nous remettre au présent tout en gardant notre style. L’important c’est de vivre notre époque. Professionnellement, notre âge ne nous pose pas de problème de crédibilité parce que les professionnels nous rencontrent avant de donner leur avis. En général nous sommes très pris aux sérieux.

Webthea : Vous retrouvez un public régulier ?

Adam : Il y a une vingtaine de fidèles qui viennent tout le temps. Certains viennent de Toulouse, de Marseille. Pour la première partie de Joe Cocker, une fille qui habitait à 400 kilomètres était venue. Nous la voyons à chaque fois, dans toute la France. Cela nous donne beaucoup d’espoir de voir qu’il y a des gens qui se reconnaissent dans notre musique. C’est le public qui nous pousse à continuer.

Webthea : Avez-vous une définition du groupe de rock idéal ?

Adam : Un bon groupe de rock, c’est l’exemple de Led Zepplin. Ce sont quatre génies qui auraient sûrement fait d’aussi folles carrières en solo parce qu’ils ont tous une créativité énorme et qu’ils savent rester humble. Les Beatles c’était pareil, ils étaient tous très créatifs, sauf qu’il y a eu des histoires d’égo et qu’au bout de quelques années, ça n’a plus fonctionné. Les Rolling Stones aussi pourraient être un exemple de groupe de rock parfait, sauf qu’ils ont changé plusieurs fois de guitariste. Je pense que le Rock est d’abord une histoire d’amitié, c’est ce qui va en contrepartie des histoires d’égo. C’est aussi être authentique en créant l’univers qui nous plait, et ne pas faire l’erreur de faire de la musique pour plaire au plus grand nombre.

Site officiel : http://www.vadelmusic.com/

Clip Drama Queen : http://www.youtube.com/watch?v=KKwlKp3p27s

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