Terces de Johann Le Guillerm
Sur les traces de Satan
- Publié par
- 14 juillet
- Actualités
- Rue & Cirque
- 0
-

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » s’interrogeait jadis Lamartine. La réponse est assurément oui. Mais avec cette précision : ils l’ont vendue à ce diable d’homme baptisé Johann Le Guillerm. Le voici qui entre en piste. Mystérieux, avec sa longue cape, son torse nu, sa tresse dans le dos, chaussé de poulaines à claquettes. Il a pris un peu d’âge mais n’a guère changé. Il est là d’abord pour lui ; ensuite, pour nous. C’est lui le maître du monde. Son monde.
Ses vrais partenaires, ce ne sont pas ses assistants. Ce sont les objets insolites qui issus de sa satanée imagination, de son rêve de posséder des objets uniques, quasi vivants. Car la magie qu’il pratique ce n’est pas faire semblant que l’impossible est réalisable. Il utilise seulement quelques particularités des lois de la physique pour que les choses se conduisent comme si ells étaient conscientes de ce qu’est l’autonomie.
Cela se présente sous forme d’assemblages complexes avec lesquels Le Guillrm jongle, secoue, déplie, jette, démantèle, replie et reconstruit. Cela ressemble à des engins à usage inconnu, qu’il faut conduire, dompter. Ainsi un polyèdre hirsute finit-il par se métamorphoser en colonne. Ainsi, des bandes de caoutchouc noir - que n’aurait pas dédaignées la licière contemporaine belge Tapta - deviennent ardoises géantes accueillant une écriture blanche inconnue distillée par crayon géant qu’un effaçage rendra chiffres arabes.
Il y aura des montures à chevaucher, de faux tracteurs à guider, une livreuse automatique de livres envahissante qui accordera au circassien un statut de lecteur englouti sous la littérature. Il y aura ces lieux d’accueil architecturaux conçus sans vis ni clous et défiant la pesanteur que leur créateur investira, voire arpentera à pleins pas. Un final spectaculaire, triomphe de patience, de minutie et d’audace. Qui aura été soutenu par les musiques électroniques pertinentes d’Alexandre Piques .
Avignon In 2026
Villeneuve-lez-Avignon
Sous chapiteau à 22h
Durée 1h30
08>20.07.2026
Conception, mise en piste, interprétation : Johan le Guillerm ; Musique : Alexandre Piques ; lumière : Hervé Gary ; costumes : Paul Andriamanana, Rasoamiaramanana, Mathilde Giraudeau ; régie générale :Alizé Barnoud ; régie piste : Marion Bottaro, Paul-Émile Perreau, Anastasia Saltet ; régie lumière : Lucien Yakoubsohn ; constructeurs : Silvain Ohl, Jean-Marc Bernard ; production : Cirque ici – Johann Le Guillerm ; coproduction : Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie , La Brèche (Cherbourg), le Cirque-Théâtre (Elbeuf), Agora PNC Boulazac Aquitaine, Le Channel( Calais), Le Volcan (Le Havre), Théâtre-Sénart Essonne Agora-Desnos (Évry-Courcouronnes), Théâtre de Corbeil-Essonnes Grand Paris Sud, Le Carré Magique PNC en Bretagne (Lannion), Cirque Jules (Amiens), Archaos PNC Méditerranée (Marseille), Pôle régional cirque (Le Mans), Les Quinconces-L’Espal(Le Mans), Tandem (Douai), Les 2 Scènes ( Besançon) ; coréalisation : Festival Villeneuve en Scène, Festival d’Avignon ; soutiens : L’Onda ;
résidences : La Brèche Pôle national des arts du cirque en Normandie (Cherbourg), Jardin d’Agronomie tropicale (Paris), La Fonderie (Le Mans), L’Agora Pôle national cirque Boulazac Aquitaine, Le Channel Scène nationale de Calais, Cirque-Théâtre d’Elbeuf Pôle national des arts du cirque en Normandie. ; résidence de recherche Cirque ici – Johann Le Guillerm : Ville de Paris, Jardin d’Agronomie tropicale.
Photo ©Christophe Raynaud de Lage



