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Critiques / Théâtre

Rosalie ou la délirante

par Jacky Viallon

Un oratorio pathétique et esthétique

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Démarche bien particulière que celle de Nathalie Grauvin, au sein de la compagnie NPK, qui vient de présenter son spectacle au Théâtre Berthelot, à Montreuil. Ne vous attendez pas à une pièce de théâtre traditionnelle, avec une histoire structurée et des comédiens occupant poliment le plateau. Vous seriez déçus. Mais si vous cherchez une expérimentation scénique, voilà qui peut satisfaire votre curiosité. Passons sur le sujet qui n’est qu’un prétexte à cautionner une recherche, à la fois musicale, vocale, corporelle et scénographique. En deux mots, pour toutefois donner un petit repaire : une jeune femme figée par les fils du destin attend et espère une belle histoire d’amour. Dans cette attente, elle délire et quitte la réalité. Un tourbillon de personnages va ressurgir de sa mémoire ou s’échapper de son imaginaire. On participe ainsi à une sorte de rêve éveillé qui tourne parfois au cauchemar. De belles images déchirent le plateau et nous attirent dans leurs profondeurs oniriques. C’est une sorte d’opéra, voir même d’oratorio, de cérémonial, auquel nous sommes conviés. A souligner, au passage, la remarquable maîtrise que nous offre Elise Clot, dans le rôle de Rosalie. Elle sait captiver notre attention par un jeu excessivement contenu et pourtant non dépourvu d’émotion. C’est un travail curieux qui mérite d’être soutenu, même si l’ensemble se veut, pour certains, un peu trop expérimental. Mais ce sont ces risques et ces nouvelles expériences qui font bouger le traditionnel, lesquels nous mettent sur la voie des spectacles et des recherches de demain.

Les 24 et 25 mai 2005 à 20h30 : Onde-Espace culturel, 8 bis rue Breguet, 78 140 Vélizy-Villacoublay. Renseignements pour dates à venir :Cie NPK - 01 47 70 20 73

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