Accueil > Ondine

Critiques / Théâtre

Ondine

par Marie-Laure Atinault

Laetitia sensuelle et candide

Partager l'article :
Version imprimable de cet article Version imprimable

Elle est belle, elle a la chevelure ondoyante, elle est fille de l’eau. Il est beau, il a le regard noir, il est le chevalier de la Forêt Noire. Entre eux, une histoire d’amour impossible. Jean Giraudoux a eu la chance de connaître de son vivant la gloire et la renommée. Une gloire qu’il doit non seulement à sa poésie, mais également à son ami Louis Jouvet, qui mettra en scène toutes ses pièces. Giraudoux a-t-il bien ou mal vieillit ? Les auteurs dramatiques ont-ils une date de péremption ? Ou suivent-ils, tout simplement, le processus simple de la mode et de l’oubli ?
Ondine est une oeuvre féerique qui puise dans les légendes germaniques. Giraudoux, fin lettré, avait posé son regard de myope sur cette histoire d’amour à la lisière du mythe d’Orphée et de la petite sirène d’Andersen.
Laetitia Casta, pulpeuse et juvénile, ne prête pas que sa plastique à la sirène du lac. Elle a voulu jouer ce rôle. Loin de son interprétation déraillante de La Bicyclette bleue, elle est ici sensuelle et candide, véritablement attachante. Elle forme avec le talentueux Xavier Gallais un vrai couple de conte de fées. Même la mise en scène peu inspirée de Jacques Weber n’entache pas le charme juvénile de ce spectacle qui fait rêver les jeunes spectateurs et permet d’écouter la prose du poète de Bellac.

De Jean Giraudoux, mise en scène : Jacques Weber. Avec Laetitia Casta, Xavier Gallais... Théâtre Antoine. Tél : 01 42 08 77 71.

Le Mur d'affiches


Visitez le Mur d'Affiches...

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.