Les justes d’Albert Camus

Mis en scène par Diastème

Les justes d'Albert Camus

Sobres et beaux

Moscou, hiver 1905. Un groupe de révolutionnaires fomente un attentat contre le Grand-duc Serge, oncle du Tsar. Yanek est désigné pour lancer la bombe. Mais même les plans les mieux préparés peuvent être enrayés par un grain de sable bloquant les rouages les plus huilés.

Camus écrit en 1949 « Les Justes » mettant en lumière un groupe de jeunes révolutionnaires, épris de justice et de liberté. Ils sont prêts à tout, enfin le croient-ils, pour leur idéal. Assassins ou victimes, terroristes pour les uns, héros pour les autres.
Quelle frontière de la violence sont-ils prêts à franchir ?
La pièce de Camus est toujours d’une brûlante actualité.

Camus dans toute sa force

Diastème met pour la première fois en scène une pièce qu’il n’a pas écrite. Le choix des « Justes » n’est pas un hasard mais un juste retour des choses. A 20 ans, il lit la pièce. Elle répond à son besoin de justice, parle d’absolu, de violence mais aussi d’amour.
La pièce de Camus est la Pierre de Rosette de Diastème. En lisant « Les Justes », il va comprendre que l’écriture, le théâtre et la mise en scène sont son avenir. Après « La nuit du thermomètre », « 107 ans » et « La Tour de Pise », ses trois pièces qu’il a mis en scène, il était temps de rendre à Camus ce qu’il lui devait.

Diastème a choisi d’inscrire la pièce dans l’époque de l’intrigue sans forcer le trait. Nous sommes en 1905, sans débauche d’accessoires. Il a réuni une vraie troupe avec en tête Frédéric Andrau, le Simon de « La nuit du thermomètre » et de « 107 ans ». Ce dernier est Yanek, celui qui fait basculer le cours des choses, fiévreux, enthousiaste, courageux. Frédéric Andrau est de ces comédiens qui marquent les rôles qu’ils interprètent du feu de leur composition. En le regardant, le plus conservateur se sent une âme de révolutionnaire. Jeanne Rosa, l’héroïne de « La Tour de Pise », est Dora, impeccable et émouvante.
Quel plaisir de revoir Renaud Le Bas en responsable Annenkov. La distribution est parfaite, juste et brillante.
La mise en scène de Diastème est la meilleure des « Justes » que nous ayons vue ces dernières années.

Les justes d’Albert Camus
Mise en scène Diastème
Avec Frédéric Andrau, Jeanne Rosa, Linh-Dan Pham, Renaud Le Bas, Jean-Edouard Bouziak, Julien Honoré, Bertrand Combe, Damien Bricoteaux, Mathieu Morelle

Jusqu’au 27 juillet
Au Théâtre du Chêne Noir à 20h

Crédit photo : Mathieu Morelle

A propos de l'auteur
Marie-Laure Atinault
Marie-Laure Atinault

Le début de sa vie fut compliqué ! Son vrai nom est Cosette, et son enfance ne fut pas facile ! Les Thénardier ne lui firent grâce de rien, théâtre, cinéma, musée, château. Un dur apprentissage. Une fois libérée à la majorité, elle se consacra aux...

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