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La parisienne de Henry Becque

par Jacky Viallon

Mari, amant et bonbonnière

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« La Parisienne », comédie de mœurs de Henri Becque est séquestrée dans le décor bonbonnière conçu avec astuce et légèreté par son metteur en scène Olivier Hamel dont la mise en espace malgré l’exiguïté des lieux semble assez efficace.

On participe au chassé-croisé d’amant, maîtresse et mari qui nous font quelques tours et puis s’en vont.

Il manque, ô combien et pardi, quelque amour ancillaire qui nous vaudrait d’autoriser comme dans Feydeau et Labiche quelques descentes et remontées de bretelles… Mais Henry Becque est plus sage, meublé plus cossu et moins polisson, d’ailleurs il montre son couple en trahison conjugale établie dans une sorte de normalité ce qui permet à notre coquette de première ( Ndt : la femme infidèle ! ) d’afficher des vérités et des actes dignes des plus hautes voltiges de la mauvaise foi.

C’est digne du cynisme de Henry Becque.

Alors ça tourne dans la bonbonnière : on entre, on sort, on reste tout debout car l’expéditif Olivier Hamel n’a pas voulu s’embarrasser ni de meubles ni de principes, c’est plutôt drôle.

Les comédiens s’échappent de la trappe comme ils peuvent, l’un d’eux qui joue le mari, Olindo Cavadini, se détache de sa promotion et assume bien le plateau en lui donnant à chaque apparition une nouvelle densité.

C’est le constat d’un des éléments d’une certaine époque, une sorte de trait de fusain à la Daumier.

Théâtre « La comedia » Paris 11° jusqu’au 13 avril Lun. Vend. Samedi 21 h et Dimanche 17 h. Tel :01 43 67 20 47

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