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Critiques / Théâtre

A corps et à feu

par Marie-Laure Atinault

Trois scènes de couples

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Les relations amoureuses sont souvent à corps et à feu. Le feu d’une passion amoureuse, le corps dans tous ses états. Les trois courtes pièces d’Israël Horovitz qui composent ce spectacle parlent de cette aventure extraordinaire qu’est l’alliance d’un homme et d’une femme.
Jean-Philippe Montefiore a choisi des pièces qui évoquent ces crises intimes, en commençant par un couple âgé qui n’en est pas un. Les Américains affectionnent ces réunions d’anciens élèves où l’on tape dans le dos de son ennemi d’école. Sur le banc, Amy et Cookie sont les rescapés de cette réunion et tentent de faire des projets d’avenir. Mais le vieux monsieur et la vieille dame ont bien du mal à concilier leurs souvenirs de collège. Leur dialogue, qui flirte avec le monologue croisé, est cocasse et tendre.

Un moment d’humour en extension

Avec La Marelle, Will et Elsa n’ont rien d’enfants joueurs et n’accèderont pas, ici, au paradis. Leur relation est même un enfer. Son moteur est une haine mutuelle.
Le couple des Acrobates est en crise d’équilibre. Ils ne peuvent plus se supporter, mais sont obligés de se faire confiance car ils sont acrobates et leur numéro dépend de la parfaite coordination de leurs mouvements. Tout est réglé au quart de tour. Hélas, dans le privé, leur relation est devenue bancale.
Jean-Philippe Montefiore a lié ces trois pièces par un espace unique, un banc et deux mannequins. Le metteur en scène demande aux spectateurs de jouer le jeu. Les comédiens endossent les costumes et leurs rôles successifs. Fanny Malterre et Jean-Christophe Allais donnent ainsi à leurs personnages une teinte, une humeur, un geste qui nous entraînent dans l’intimité de chaque univers. Bien composé, le spectacle finit en beauté avec Les Acrobates. Un moment d’humour en extension et en porté-jeté. A corps et à feu explore les sentiments. C’est un spectacle bourré de qualités, porté par une équipe qui a refusé les sirènes de la facilité.

Trois pièces d’Israël Horovitz, mise en scène de Jean-Philippe Montefiore, avec Fanny Malterre, Jean-Christophe Allais, Jusqu’au 5 novembre - Théo Théâtre : 01.45.54.00.16.

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