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Les Estivales du Verbe Fou

par Gilles Costaz

Un théâtre ouvert, et bien ouvert, en Avignon

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Avec la Condition des soies et le Jardin de la Roquille (cycle If), le théâtre du Verbe fou est l’un des uniques lieux du off à maintenir leur activité de l’été, en s’adaptant aux contraintes imposées par le ministère de la Santé. Le Verbe Fou a choisi d’appeler sa programmation les Estivales pour mieux montrer qu’il organisait tout un ensemble, qu’il prenait parti ouvertement contre l’ensommeillement officiel d’Avignon. Commencé le 15 juillet, le cycle comprenait des spectacles qui à présent, ne sont plus à l’affiche. Il en reste quelques-uns qui s’adressent tantôt au jeune public, tantôt au tout public.
On relèvera des propositions intéressantes comme celle de Gunther Leschnik qui, à partir d’un texte de Jean-Paul Chabrier, Une reine en exil, vise à donner une image rêvée de Pina Bausch. Une excellente comédienne, Sylvie Pellegry, se charge de son incarnation à partir de cette perception de l’immense chorégraphe : « La Reine en exil est immobile elle aussi, au centre des choses, une reine dan la cage des souvenirs, enfance ; voyage, elle danse et danse encore. »
Il n’est pas banal non plus que Bernard Saint Omer porte à la scène le texte le plus personnel de Michel Onfray, Le Corps de mon père (on sait que le père du philosophe était ouvrier agricole). Enfin, dans Requiem pour un louis d’or, Anne Marlange fait, d’une certaine façon, concurrence à Fabrice Luchini qui donne depuis deux ans un spectacle sur les écrivains et l’argent. C’est de l’argent qu’il est question ici aussi, mais à travers d’autres auteurs et une époque qui va de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe. Anne Marlange semble s’attacher surtout au style Belle Epoque et elle a raison : c’est au cours de ces décennies que l’hypocrisie bourgeoise à l’égard de la cupidité financière attint l’un de ces sommets.

Théâtre Le Verbe Fou : Les Estivales. 95 rue des Infirmières 84000 Avignon. Réservations uniquement sur le site du théâtre : www.leverbefou.fr Jusqu’au 31 juillet.

Jusqu’au 26 juillet, 21 h :
Une reine en exil – Je t’adore de Jean-Paul Chabrier, avec Sylvue Pellegry, mise en scène de Gunther Leschnik.
Jusqu’au 31 juillet, 14 h 45 :
Le Petit Chaperon rouge, adaptation et interprétation de Sophie Million, mie en scène de Gunther Leschnik.
Jusqu’au 26 juillet, 11 h :
Le Corps de mon père de Michel Onfray, interprétation et sculptures de Bernard Saint Omer.
Jusqu’au 31 juillet, 19 h, les jours impairs :
Requiem pour un louis d’or, textes d’Alphonse Allais, Villiers de L’Isle-Adam, Gaston Leroux et Maupassant, interprétation et mise en scène d’Anne Marlande.

Photo DR : Les Audacieux (Colette/Debussy) par Mathilde Maumont et Jean Philippe Guillo, en ouverture des Estivales du Verbe Fou.















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