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Critiques / Théâtre

Ben-Hur

par Marie-Laure Atinault

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Il y a un an, Robert Hossein annonçait un projet fou : monter Ben-Hur au Grand stade de France. Tout le monde attendait au tournant notre bouillonnant Robert pour qui le mot retraite est une insulte.
Pour beaucoup « Ben-Hur » est le très oscarisé film de William Wyln, diffusé régulièrement. Mais « Ben-Hur » est un livre de Lewis Wallace de 1880 qui remporta un succés phénoménal. En 1925, « Ben-Hur » eut les traits de Ramon Navaro, célébrissisme auprés de nos arrières grand-mères, puis en 1960 Charlton Heston donna son allure athlétique au fils de Judée.

Une haine implacable et salvatrice

« Ben-Hur » est l’histoire d’une haine fraticide entre deux amis d’enfance, qui devenu homme, s’oppose en temps que juif pour Ben-Hur, et soldat romain occupant pour Messala. Ben-Hur envoyé aux galères va survivre en pensant à sa vengeance. Ben-Hur va devenir la coqueluche des courses de char et pourra se venger de ce traître de Messala.

Un résumé raisonné

L’histoire de Ben-Hur est dense. Alain decaux et Robert Hossein sont deux grands enfants talentueux. Ils ont condencé l’oeuvre en gardant les morceaux de bravoure. Et tout est là. Du palais de Ben-Hur à la Rome antique, à la vallée des lépreux.

Du pain et des jeux

Le plus grand stade de France est le décor rêvé pour cette épopéé qui enthousiasme toutes les générations. Il suffit de voir le public impatient se presser pour assister à ce spectacle-évènement.
Nous, spectateurs, sommes devenus les spectateurs de la course de char ou des gladiateurs. Certains sont venus costumé (à Rome tu te conduiras comme un romain) et tous nous participons bon enfant en agitant notre foulard rouge ou jaune, offert par la production avec gravé en lettre d’or : Ben-Hur j’y étais !
Nous avons l’impression d’assister à une soirée exceptionnelle, d’être des élus, prêt à être émerveillé. Et nous le sommes.

Des décors époustouflants

Robert Hossein renoue avec les spectacles antiques. La galère est montée sous nos yeux par des dizaines de légionnaires. Et lorsque l’éclairage change le sable du stade en mer, le public bon enfant applaudit. Le montage de l’hippodrome est du même acabit. La course de char orchestré par Mario Luraschi est une prouesse.
Décidément Robert Hossein est le Cécil B. de Mille du théâtre.
Des grincheux (ceux qui n’ont pas vu le spectacle) reproche qu’on ne voit pas les comédiens. Mais le but, ici est d’offrir une fresque historique immense, un diaporama spectaculaire qui ravit notre âme d’enfant.

Avé Robert Hossein, un public conquis te salut car tu es le metteur en scène populaire le plus aimé car tu aimes ton public.
Avé César Hossein tu nous as fait rêver.
Publicum satisfetum te salutante !

Ben-Hur, spectacle écrit par Alain Decaux et Robert Hossein, mise en scène Robert Hossein, avec Christophe Hérault, Franck Sémonin, Jacqueline Danno, Gérard Boucaron, et une équipe de 250 comédiens, danseurs, cascadeurs, etc..., cavalerie et cascades de Mario Luraschi, création des décors Christian Vallat, création des costumes Martine Mulotte.

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